Assassinat de Adjata Bo : Le troisième forfait de son concubin Drabo Denis

Denis Drabo, 32 ans et tenancier d’une buvette au secteur 6 (Bolomakoté) de la ville de Bobo-Dioulasso est l’auteur du meurtre de sa concubine, Adjata Bo âgée d’environ 20 ans. C’est avec amertume que les journalistes ont visionné les photos de la défunte en état de putréfaction avant que leur soit présenté l’auteur visiblement serein, le vendredi 23 décembre 2011.

Jusqu'à quand cela va-t-il duré ? Les assassinats de femme à Bobo-Dioulasso. Après Yolande Yaméogo, Djénéba  Sidibé, ce fut le tour de Adjata Bo, fille d’environ 20 ans d’un gendarme à la retraite. Mère d’un enfant de 6 ans, Adjata vivait en concubinage avec Denis Drabo (qui n’était pas le père de l’enfant) depuis près de 7 mois. Tout semblait se passer à merveille jusqu’au 4 décembre 2011 où son amoureux va l’a violentée jusqu’à lui ôter la vie. Son corps sera découvert deux jours après en état de « pétrification avancée ». En effet, Dénis, cet homme sans pitié a, selon l’adjudant-chef major Gilbert Tiendrébéogo commandant de la section de recherche de la gendarmerie de Bobo, dû s’acharner de manière atroce sur sa victime. «Ce dimanche 4 décembre 2011, explique-t-il, au environ de 16h, à la suite d’une petite bagarre, Dénis étrangle Adjata. Il tente en vain de lui arracher un œil, il lui traumatise le sexe en tentant aussi d’y arracher des organes». Après cet acte inhumain, il l’a fait coucher sur le lit, la couvre d’un drap et fait descendre la moustiquaire. Il sort et ferme à clé la porte avant d’aller se confier à son cousin Souleymane Zerbo. Ce dernier, manœuvre-camion à la Sofitex et domicilié au secteur 17 de la ville de Sya, lui conseilla le lundi 5 décembre 2011 d’aller consulter un marabout dans l’espoir de trouver protection afin d’échapper à la justice. Celui-ci, précise l’adjudant chef Gilbert Tiendrébeogo, lui demande un sacrifice à base d’une côtelette de cheval, la peau d’un lion et 100 aiguilles. Le  sacrifice dépassant ses moyens, Denis revient chez son cousin pour y passer la nuit. Il se rendra le lendemain, mardi 6 décembre à Tougan, précisément à Niankoré dans son village d’origine grâce à l’aide de son cousin, Souleymane Zerbo.

C’est une fois arrivé certainement à Niankoré, qu’il appela par téléphone une personne lui demandant d’aller s’enquérir des nouvelles de «sa chérie». En allant ainsi exécuter cette commission, la personne sera repoussée par une odeur nauséabonde provenant de la maison du couple Drabo où des mouches avaient déjà trouvé refuge. « A l’ouverture de la porte, elle gisait sans vie sur un matelas couvert de drap. Sa bouche était ouverte, sa langue pendante et l’œil gauche était hors de son orbite », indique adjudant-chef major, Gilbert Tiendrebéogo. Notons que Denis n’est pas le père de l’enfant d’Adjata.

Aujourd’hui, elle ne porte que des lunettes noires.

Elle était là, Nafissatou Zongo, la première victime de Denis à sa présentation à la presse. Agée, elle aussi d’une vingtaine d’année, Nafissatou a vécu en concubinage avec Denis pendant quatre ans au secteur 15 de Bobo. De cette union naitra un enfant âgé aujourd’hui de 6 ans. Un jour du mois de juin, explique l’adjudant chef major, Denis à la suite d’une dispute surprend sa « femme » avec une machette en l’absence de tous les voisins de la cour. A écouter son ex-concubine Nafissatou, Denis est un amoureux des stupéfiants. Elle lui aurait reproché son excès de consommation de stupéfiants qu’il était en train de prendre avec des amis dans la cour.  Pendant qu’elle se douchait, son « mari » a voulu  satisfaire sa libido. Chose qu’elle n’a pas voulu, d’où la bagarre avec une machette. « Il lui arrache un œil, sectionne un doigt et déchire quelque partie de son corps », dit-il.  Nafissatou est alors évanouie à l’issue de toute cette torture. Et lorsqu’elle était en état d’agonie, il traumatise son sexe avant de la trimbaler dans la chambre, lui noue une corde à son cou et l’attache contre une table. La croyant morte, Denis pend la direction du Mali pour se refugier. Elle revient à elle, quelques heures plus tard et est sauvée de justesse par ses voisins. L’auteur du crime d’Adjata en est donc un habitué, selon l’adjudant chef major. « C’est un criminel qui a toujours échappé aux forces de sécurité après ses forfaits. Aussi, la plupart de ces victimes sont des filles avec lesquelles il a toujours vécu en concubinage », fait-il remarqué. Une troisième victime qui a subi les mêmes animosités est attendue. Aussi, Denis a cité deux autres complices dans l’affaire de Adjata Bo qui répondront certainement avec lui, à la justice. L’adjudant chef major, à rappeler la nécessaire collaboration de la population avec les forces de sécurité. Sinon, a-t-il ajouté, comment comprendre que Drabo Denis après son premier forfait se trouve encore dans le quartier Bolomakoté sans être inquiété. «Il faut véritablement cette collaboration pour que soit débusqués les malfrats comme Drabo Denis», a-t-il conclu.

Bassératou KINDO

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Commentaire de CNP-NZ le 29 décembre 2011 à 20:52

Les règles du métier du journalisme commandent que la photo d'un presumé coupable et dont la justice n'a pas encore été établi soit brouillé. Un bandeau noir sur le visage aurait suffit et ça tu peux le faire avec Picture Manager.

mais c'est vrai que l'afaire de ce boucher des jeunnes filles est revoltante.

Bonne continuation,

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