Barrage routier à Tampouy : Des riverains mécontents crachent leurs vérités

Ralentisseurs, panneaux de signalisation, lampadaires pour l’éclairage de voie, feux tricolores. Deux morts en deux jours pour cause d’accident de la circulation. C’est ce qui a conduit les riverains de la voie allant du grand rond point de Tampouy à la cité du même quartier à formuler des revendications ce mercredi 31 octobre 2012, lors d’un mouvement de protestation. Leur stratégie pour se faire entendre des autorités.

 

Ambiance inhabituelle ce mercredi 31 octobre 2012 sur la voie passant devant la mairie de Sig-Nonghin, à Tampouy au nord de Ouagadougou. Des briques, des bancs, des bâtons barricadent la voie dans les deux sens rendant difficile la circulation. Les frondeurs en sont conscients mais après avoir usé des voies de recours habituelles pour se faire entendre, en vain, ils passent ainsi à l’action comme l’affirme un manifestant. Bitumée il y a environ 5 ans, la voie ne porte ni ralentisseurs, ni panneaux de signalisation, ni feux tricolores, encore moins de l’éclairage. Ce qui expliquerait selon les manifestants la recrudescence des accidents mortels sur la voie. Le dernier en date s’est produit jeudi 25 octobre 2012 et a enregistré un décès. « Le vieux Michel est décédé sur place, ici », indexe la chaussée Sibiri Denis Ouédraogo, président des jeunes de Tampouy. Le souvenir est douloureux, l’émotion grande, et les esprits s’échauffent de plus en plus. Et l’un d’eux d’affirmer : « notre marche aujourd’hui est pacifique mais prochainement si rien n’est fait, les autorités municipales seront responsables de ce qui va se passer sur cette voie ». Le maire, joint par téléphone a dépêché son représentant avec un message pour les manifestants. « Il rencontrera dans la même matinée les délégués des manifestants pour discuter des solutions à apporter au problème. Déjà perplexe quant à la véracité des propos du représentant du maire, le président des jeunes de Tampouy dit : « Eux ils vont à véhicule, ils s’en foutent et c’est eux qui ont l’argent, qui achètent les grosses motos pour leur enfants qui viennent encore tuer les pauvres ». Un autre de s’indigner : « je ne peux pas comprendre que la voie qui passe devant la mairie ait ce genre de problème ». Et le vieux Hamidou Tapsoba de tempérer « nous sommes sortis pour demander aux autorités de nous aider à trouver des solutions parce que le problème est grave d’autant plus qu’il y a des écoles à proximité ».

lire la suite sur lefaso.net

Vues : 99

Commenter

Vous devez être membre de Médias Burkina Faso pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Médias Burkina Faso

© 2019   Créé par CNP-NZ.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation