CADRE DE CONCERTATON PROVINCIAL DU MOUHOUN
La gestion durale des terres et la loi 34 sur le foncier rural au centre des débats
La deuxième session ordinaire de l’année 2012 du cadre de concertation provincial (CCP) du Mouhoun s’est tenue le 22 novembre 2012 à Dédougou. Les échanges de cette rencontre présidée par le haut commissaire Zakaria Parré et qui a réunie les acteurs de développement de la province, ont porté sur la gestion durable des terres et la loi 34 sur le foncier rural.
Espace de dialogue et de partage, cette deuxième et dernière session ordinaire de l’année 2012 du cadre de concertation provincial du Mouhoun, a, à en juger les propos des uns et des autres, été des plus enrichissantes. En effet, les deux communications autour desquelles les participants se sont penchées à savoir : la gestion durable des terres et la loi 34 sur le foncier rural ont, été selon le haut commissaire Zakaria Parré, d’un grand intérêt et d’actualité.
Le CPP se dévoile au CCP
C’est pourquoi, il s’est réjouit de l’opportunité de familiarisation qu’offre le sous programme de partenariat pour la gestion durable des terres (CPP), de la Boucle du Mouhoun. Pour Mamoudou Yoda, coordonnateur du dit sous programme, l’appui de sa structure au CCP est la matérialisation d’un engagement prit en 2011 lors du lancement du sous programme. Ceci, en réponse aux recommandations formulées par les participants qui ont souhaité que le sous programme appui la tenue des cadres de concertation de la région. Aussi, a-t-il ajouté que pour le CPP de la Boucle du Mouhoun : « Le CCP constitue un véritable canal de vulgarisation de messages sur la gestion durable des terres. Au regard de la composition des participants (Préfets, maires, directeurs provinciaux des services techniques déconcentrés, membres des OSC et personnes ressources). C’est un nombre important de personnes ressources qui seront touchées par sa communication ». Le synopsis de la communication de Mr Yoda qui va de l’historique au budget du sous programme en passant par sa justification, le dispositif de mise en œuvre, celui du suivi évaluation , le but et l’objectif, a permis aux membres du CCP de découvrir le CPP. De ces explications, il ressort que le but du CPP est de combattre la dégradation des terres et la pauvreté au Burkina Faso à travers un aménagement durable, décentralisé et équitable des ressources rurales. Son objectif toujours selon Mr Yoda, est de : « Améliorer de manière durable la productivité des ressources rurales par l’utilisation d’une approche intégrée et holistique en vue de permettre au BF d’atteindre ses objectifs du millénaire pour le développement relatifs à l’inversion de la tendance actuelle à la déperdition de ses ressources environnementales ». Lancé dans la Boucle du Mouhoun en 2011, la durée de mise en œuvre du programme CPP est de 15 ans en trois phases successives de cinq ans chacune. FEM, le PNUD et l’état Burkinabè sont pour l’instant, les partenaires financiers de cette première phase du CPP Boucle du Mouhoun. Les membres du CCP se sont dit édifiés par les ambitions que se fixe ce sous programme.
Une kyrielle d’inquiétudes sur le foncier rural
Dans la même veine, ils ont soulevé quelques préoccupations et se sont engagés à jouer leur partition dans la gestion durable des terres. La deuxième communication faite par le directeur provincial de l’agriculture et de l’hydraulique du Mouhoun et qui a porté sur la loi 34 sur le foncier rural, a également suscité une attention particulière. De nombreuses inquiétudes aussi variées les unes que les autres ont été soulevées. Cependant, les réponses apportées par le communicateur et le haut commissaire, ont quelque peu dissipé les incompréhensions de certains qui disent craindre que cette loi 34 ne soit favorable au plus riche. Tout en se réjouissant de la pertinence des questions posées et des différentes interventions, Zakaria Parré, haut commissaire de la province du Mouhoun et président du CCP a remercié le CPP pour son appui financier à la tenue de cette deuxième session. De même, il a fait un clin d’œil à tous les autres soutiens financiers à savoir : PNGTII, OCADES, PANA et ACRIC qui ont su les accompagner tout au long de l’année 2012 et des années précédentes. A ses yeux, le CCP Mouhoun répond à ses attentes. Il soutient en effet que la tenue des deux sessions ordinaires et de deux sessions extraordinaires sont assorties de propositions et de recommandations. « Ces rencontres ont permis non seulement de renforcer les compétences des membres du CCP, mais aussi de rectifier le tir chaque fois que de besoin là ou cela s’est avéré nécessaire » a-t-il souligné.
Serge COULIBALY

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