Fronde des cotonculteurs : Plus de 500 millions de francs cfa de dégâts.

Fronde des cotonculteurs : Plus de 500 millions de francs cfa de dégâts.
734 victimes, 2075 hectares détruites, soit 2260,982 tonnes de coton comme production attendue au cours de cette campagne. La valeur financière s’élève à 553 940 507 FCFA avec 218 858 722 FCFA comme charge financière en intrants agricole soit 335 081 785 CFA comme net à payer aux cotonculteurs victimes de la fronde.
Les victimes ont été recensées dans les départements de Bana dans les Balé, de Safané, de Kona et de Dédougou dans le Mouhoun. C’est le département de Kona qui a enregistré la plus grosse perte avec 468 victimes dont 1390 ha de champs de coton détruits; il est suivi par le département de Safané avec 182 victimes dont 505ha de champs de coton détruits; le département de Bana enregistre 63 victimes avec 120 ha de champs de coton détruits ; le département de Dédougou ferme la marche avec 21 victimes et 60 ha champs de coton détruits. A ces dommages s’ajoutent les dégâts matériels subis par les victimes notamment les appareils de traitements détruits, des huttes brûlées, des charrues, des dabas et même de l’argent 150 000FCFA ont été emportés par les frondeurs. C’est le bilan un peu déconcertant que la région cotonnière vient de transmettre aux autorités administratives.
Depuis l’annonce du prix des intrants de cette campagne, des cotonculteurs de Kona et de Safané, de Bana et de Dédougou ont décidé de boycotté la culture cotonnière cette campagne pour la non satisfaction de leurs doléances portant sur le relèvement du prix d’achat du kilogramme de coton de 245FCFA à 500FCFA et le maintien du prix des intrants aux prix de la campagne écoulée. Pour ce faire entendre ils ont procédé courant juin et juillet à des arrachages de plants de coton et de destruction de champs de coton.
Chez certains cotonculteurs le constat est amer. C’est le cas de Koté Drissa du village de Bona réputé être un grand producteur de coton. Toute sa superficie aurait été décimée par les frondeurs. Deux de ces enfants et son manœuvre ont été molestés, et l’u d’entre eux blessé. Son matériel de labour et des ustensiles de cuisine (marmites, plats, Barrique d’eau, …) ont été détruit, la volaille emportée et aussi les stocks de sacs de semence au champ déchirés et éparpillés, les bidons d’herbicides perforés. Plus cruel encore, les frondeurs ont attrapés les enfants à bas âges des producteurs et les ont obligés à manger les plants de coton arrachés. Au regard de l’ampleur des dégâts et la mobilisation des frondeurs, il ne fait nul doute que cette opération a été murie et bien organisée.
C’est une population meurtrie et terrorisée, blessée dans son amour propre et se sentant trahi par tous ceux qui les avaient encouragés de produire le coton que rien ne pouvait les arrivés. Elle a assisté impuissamment, les frondeurs arracher manuellement les plants de cotonniers. Ce qui leur est arrivée, est une humiliation car les cotonculteurs ne comptent plus faire confiance à aucune autorité. Aujourd’hui leur inquiétude est de savoir qui va supporter le coût de leur investissement détruit. Et tant qu’une réponse claire ne sera pas donnée, la crise est à moitié résolue.
Le mouvement d’arrachage qui s’est étendu à la province des Balé aurait une victime, une situation qui a contraint les forces de l’ordre à intervenir par des interpellations de certains frondeurs. Depuis les interpellations opérées au sein des frondeurs la situation semble être redevenue plus ou moins à la normale mais on ne sait trop pour combien de temps, car la récolte est pour bientôt.

Dramane Sougué

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Commentaire de CNP-NZ le 6 septembre 2011 à 13:12

Salut Lougué,

 

On es curieux de connaître la suite de la fronde des cotonculteurs.

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