Kodougou porte encore les traces du « 23 février »

A l’intérieur d’un bâtiment noirci par la fumée se trouvent des « squelettes » de matériel bureautique peints de cendre. A l’entrée de ces décombres, un amas de fers soudés ayant la forme d’un engin à quatre roues s’expose. Non loin, 11 autres véhicules incendiés. Il ne reste plus que des carcasses. Le décor est à l’image d’un garage abandonné il y a un siècle. Aucune vie humaine ne se manifeste sur ce vaste terrain inondé d’arbres. Le sol est recouvert d’un tapis caillouteux de différentes formes. Des ordures plastiques de couleur noire et blanche fleurissent la cour. Des murs délabrés. Un portail noir fermé au dessus duquel on peut à peine lire « Gouvernorat du Centre-Ouest.» Méconnaissable ce service régional de Koudougou, ville située à une centaine de kilomètres de Ouagadougou (capitale du Burkina Faso).

23 février 2011. « Ce jour là, une marée humaine a envahi le centre ville, surtout le gouvernorat, le QG des violences », témoigne un habitant de la ville sur le bras de fer opposant forces de l’ordre à la population réclamant vérité et justice suite à la mort d’un élève, Justin Zongo.

 

Koudougou abrite normalement le 11 décembre prochain, le 51ème anniversaire de la fête nationale. C’est une célébration au cours de laquelle la ville qui l’accueille bénéficie d’énormes investissements. Certains chantiers sont déjà en construction. Vont-ils tous se poursuivre ? Le doute plane sur plus d’un quand à leur réalisation.

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