La saison hivernale semble bien se dérouler au Burkina Faso

La saison agricole bat son plein au Burkina Faso. Cela fait plus de deux mois que les cultivateurs sont sur un front sans merci avec la terre. Un seul objectif : éliminer les mauvaises herbes.

A Ramongo, commune rurale située sur l’axe Ouagadougou-Koudougou à environ 80 km à l’ouest de Ouagadougou, les agriculteurs n’ont pas dérogé à la règle. Ce vendredi 03 août 2012, à 13 heures 30 minutes, Emile Zongo et ses quatre femmes sont dans leur champ. Dabas en mains, tous courbés dans la même direction, seuls le mil et le haricot résistent à leur passage. Du bruit sec résonne à la rencontre de la daba avec le sol.

Selon les cultivateurs de Ramongo, dans l’ensemble la saison hivernale se déroule assez bien.

« Au début, on s’inquiétait mais, actuellement l’espoir renaît. La pluviométrie est bonne. Les difficultés que nous rencontrons, c’est le manque de matériel agricole, de moyens financiers et de vivres pour nourrir nos familles. Sinon, au regard de la physionomie que présentent les champs, cette année est nettement mieux que 2011. Si la pluie continue à ce rythme jusqu’en octobre, nous allons avoir à manger. » Ce sont là, les propos de ces hommes et femmes qui ont confié tout leur avenir à la terre en espérant la clémence de l’arrosoir de dame nature.

De l’autre côté de la voie bitumée, on aperçoit une dizaine de personnes assises sous l’ombre de deux karités. Les femmes regroupées d’un côté, les hommes non loin d’elles. Ils sont en train de manger.  Le menu est composé de boules de beignets mélangés à du haricot accompagnés de grosses calebasses remplies de la bière locale, le dolo. Il s’agit de la famille de Robert Zongo, un septuagénaire, aux yeux rouges, le visage couvert de rides. Ce dernier a cinq femmes dont la première, la soixantaine bien sonnée.

Sans « dolo », pas de travail

Beaucoup de membres mais pas de bras valides. Vieillesse oblige. Pour cultiver son champ, Robert est obligé de faire appel à une main d’œuvre de l’extérieur avec naturellement son coût. Il s’explique : « Je dois donner 500 francs CFA à chacun des deux jeunes que vous voyez assis pour qu’ils nous aident dans le labour. Aujourd’hui, j’ai acheté deux bidons de dolo de 20 litres chacun à raison de 2000 francs CFA le bidon. Sept jours auparavant, c’était le même scénario. Mais là, il y avait jusqu’à trois bidons de dolo qui m’ont coûté 6000 francs CFA. Sans ça aussi, tu peux pas avoir du soutien en main d’œuvre, jamais!»

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