Du 02 au 05 avril 2013, le syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a décrété une grève pour exiger la satisfaction de sa plateforme revendicative datant de 2011.

A Dédougou, dans la capitale de la Boucle du Mouhoun, le mouvement a été suivi par le personnel Soignant. « A mon arrivée avec mon enfant avant hier nuit à la pédiatrie nous avons eu des soins, mais aujourd’hui à minuit, les infirmiers qui étaient de garde ont déserté les lieux. Cela fait que depuis le matin, nous n’avons pas reçu de visites des infirmiers jusqu’à présent », explique Coulibaly Gniné la voie pleine de détresse. Tout comme lui, ils sont nombreux les accompagnants des malades ou des patients du centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou qui scrutaient l’horizon en attendant la visite du personnel soignant. Dans les autres centres de santé et de promotion sociale (CSPS) de la ville de Dédougou, le constat est le même : l’absence du personnel soignant. « Cette absence du personnel de santé fait suite à la grève de quatre vingt seize (96) heures lancée par le SYSHA à compter de ce mardi pour revendiquer la satisfaction de leur plateforme revendicative et la reconsidération des décisions prises au sujet du licenciement de notre camarade de Seguenega et de l’affectation que nous qualifions de sanction du collègue de Gaoua », selon le secrétaire général SYSHA Boucle du Mouhoun, Bakary Koné. En ce premier jour, M. Koné se réjouit de la mobilisation car « pour la première fois les camarades des centres de santé aux alentours de Dédougou se sont ralliés pour la grève et nous en sommes très satisfait ». Face à cette situation, les premiers responsables ont fait recours aux agents de santé de la police et des stagiaires pour gérer les cas courants. « Nous gérons au mieux la situation avec deux infirmiers de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) à la pédiatrie, un abbé aux urgences et des stagiaires au laboratoire. Pour les cas compliqués, nous les référons au centre de santé diocésain « lève-toi et marche » car il y a la compétence requise là-bas pour les prendre en charge » confie un responsable de la direction générale du CHR de Dédougou sous le couvert de l’anonymat.
Kamélé FAYAMA
faygracias@yahoo.fr

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