Racing Club de Bobo

 

Le bilan toujours attendu

 

 

Que se passe t-il au Racing Club de Bobo-Dioulasso (RCB) ? Depuis l’installation de la nouvelle équipe dirigeante, aucun bilan financier n’a pu être fait par le bureau sortant dont était responsable Nicolas Millogo. Pourquoi ?

 

A quoi ont bien pu servir les fonds engrangés par le RCB en 3 années de mandat de Nicolas Millogo à la tête de ce club de la ville de Sya ? Et quel est le montant exact de ces fonds ? Tous ceux qui croyaient avoir réponse à ces interrogations lors de la dernière assemblée générale de cette fierté du football bobolais n’auront pas eu pour leur compte. Ils sont restés sur leur soif. On leur a simplement servi un plat au goût inachevé avec au menu tout sauf un bilan financier en bonne et due forme comme cela devrait être fait. Pourtant cette donne était bel et bien inscrite dans le programme de cette activité qui a consacré le renouvellement de l’instance dirigeante du RCB. Le président Millogo s’en est donc allé, cédant sa place à Adama tapsoba, responsable de TAP couture. Mais le bilan reste une préoccupation majeure aussi bien pour la nouvelle équipe que pour le reste des membres de l’ancienne qui affirme n’avoir pas été associée à la gestion des fonds. Leur président leur a simplement refusé ce droit. Le budget prévisionnel élaboré par un des membres, par souci de bonne gestion, n’a jamais été pris en compte. Ce document n’a même pas été discuté. Pourtant Nicolas Millogo l’a bel et bien reçu sur sa table.

La seule personne à même de vous dire un mot sur la situation financière du RCB de 2009 à aujourd’hui est le secrétaire général, Bamba. Mais il ne vous parlera que de dépenses. Il cite pêle-mêle, l’achat d’un car à 10 millions (NDLR : qui n’aura servi à rien pour cause d’accident à l’entrée de la ville lors de son arrivée), la réfection du terrain d’entrainement du club, le recrutement de l’entraîneur Idrissa Saboteur, les déplacements du club, l’achat de certains équipements, etc. M. Bamba affirme avoir interpellé plusieurs fois son président sur l’impérieuse nécessité d’avoir la situation bancaire du club pour pouvoir préparer le bilan afin de le présenter lors de l’assemblée générale. Mais hélas, se désole t-il : « le président a toujours fait des promesses qui sont restées vaines ». Même lors d’un de ses déplacements à Ouagadougou où se trouve actuellement Nicolas Millogo depuis son éviction de la direction régionale de l’ouest de la LONAB, ce dernier a simplement refusé de décrocher ses coups de fils. Lors de l’assemblée générale, un délai a été donné au bureau sortant pour présenter son bilan financier. Mais le président a juste répondu que ce n’était pas évident. Pourquoi se refuse-t-il à le faire ? Qu’a-t-il à se reprocher ? Autant de questions que se posent bien de gens dans la ville de Bobo-Dioulasso.

Un des supporteurs du club, que nous avons rencontré, affirme avoir été déçu quand il a été question, à l’entame du championnat 2012, de se cotiser pour acheter des ballons. Pour lui le club a tellement engrangé des fonds qu’il est inadmissible de manquer de ce minimum. Le transfert de certains joueurs a eu des  d’incidences financières positives pour le club. Adama Guira, Issouf Sanou au CF GAVA en Espagne, Omar Sidibé et Paterson Kaboré à Badalona (dans quel pays ?). Mohamed Ouattara et Mikaïlou Dramé en Tunisie pour ne citer que ces exemples ont permis au club d’engranger d’importantes ressources financières. A tout cela, il faut ajouter le soutien annuel de la SONABHY et de la LONAB qui est respectivement de 7,5 et 5 millions de nos francs. Sans oublier l’apport de la Fédération Burkinabé de Football (FBF) qui était de 1million et qui est passé actuellement à 2 millions l’an. D’aucuns estiment ces fonds à une centaine de millions. Mais ce ne sont que des supputations. La seule personne à pouvoir donner un montant exact n’est autre que celui qui a eu la charge de présider aux destinées du club bobolais ces trois dernières années. Lui qu’on accuse d’avoir géré le Racing comme sa propriété personnelle. N’informant personne des flux financiers et des dépenses. Il a pris, selon ses détracteurs la « sale » habitude, comme s’est s’indigné un fan du RCB, de prendre seul les décisions et d’en faire à sa tête. N’est-ce pas pour cette raison que le trésorier s’est vu dans l’obligation de rendre le tablier pour signifier sa désapprobation de la gestion faite du club. Il y a aussi le cas du vice-président Lassina Coulibaly. Il n’a pas notifié sa démission, mais s’est désengagé purement et simplement. Cosignataire au même titre que le président, il apposait sa signature sur tout chèque qui passait sur son bureau sans même chercher à comprendre à quoi il était destiné. Aujourd’hui, il lui est donc impossible, selon lui de dire à quoi ont servi les fonds acquis par le RCB en 3 années sous la conduite de Nicolas Millogo. Tous les regards sont donc tournés vers l’ancien président Millogo que nous avons tenté de joindre en vain. Et  le bilan  clair et transparent de son équipe est très attendu.

 

St.Tino de Paris

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