Suivi de la campagne agricole : Le gouverneur dans les Banwa

Le Gouverneur de la Région de la Boucle du Mouhoun, Victor Dabiré était le jeudi 03 octobre 2013 dans les champs de Daboura, de Darsalami-Kiè, de Yèressoro, de Solenzo dans la province des Banwa pour constater de visu l’état d’avancement de la campagne agricole et aussi témoigner toute la reconnaissance du gouvernement à ces braves producteurs.

Des femmes qui récoltent du coton à Darsalam-Kiè, du riz au stade d’épiaison à maturation, du maïs au stade de maturité, des céréales en épiaison ainsi se présente le stade phénologique de la campagne agricole dans la province des Banwa considérée comme le poumon agricole de la région. Timboué Karfa, entrepreneur agricole, lauréat du concours meilleur coton 2012-2013, Tanou Bernard et Kiénou Macaire dont les exploitations ont été visitées par le gouverneur de la région, Victor Dabiré, sont les portes flambeaux de l’excédent céréalier dont jouit la province des Banwa mais malheureusement abandonné à son propre sort par l’Etat Burkinabè. Situé à quatre-vingt-cinq (85) kilomètres de Dédougou, pour se rendre à Solenzo, le chef-lieu de la province des Banwa pendant l’hivernage, il faut obligatoirement passé par Nouna, ce qui rallonge la distance à plus de cent quarante kilomètres. Ce calvaire, les banwalais le vivent chaque année dans l’indifférence totale des premiers responsables de ce pays. Dépourvu de toute infrastructure routière, c’est dans ces conditions draconiennes que Victor Dabiré et sa délégation ont rallié Solenzo la province des Banwa pour s’imprégner de la campagne agricole. Les exploitations visitées présentent les mêmes similitudes. L’état phénologique de toutes spéculations confondues ne pose plus d’inquiétudes au regard de la physionomie de la campagne et le sentiment d’une saison réussie se lit aisément sur le regard des membres de la délégation.

Le seul bémol expliqué par les producteurs rencontrés se résume à des difficultés d’écoulement des produits céréaliers, au coût élevé des équipements agricoles et à l’insuffisance des intrants. « Nous avons une exploitation de 149.5 ha, dont 51 ha pour le maïs, 5 ha pour le coton, 25 ha pour le riz et 25 ha pour le sorgho. Nous sommes vraiment satisfaits de la présente campagne. Le maïs est prêt à être récolté, le coton est la déhiscence et le sorgho à l’épiaison. Cependant tout n’est pas rose car nous avons des difficultés pour écouler les céréales et si l’Etat pouvait favoriser les entrepreneurs agricoles en signant directement les contrats avec la SONAGES, cela nous ferait beaucoup plaisir. Vous savez que les équipements agricoles que nous utilisons sont vétustes. Il nous arrive aussi d’acquérir avec un léger retard les intrants » a expliqué Ivon Kiénou. Au-delà de ces difficultés égrenées par les producteurs, Victor Dabiré et la délégation qui l’accompagnait ont été édifiés par un groupement de femmes récoltant du coton à Darsalam-Kiè. Cette récolte précoce d’ailleurs préconisée par la SOFITEX présente des avantages pour les producteurs qui gagnent non seulement en poids mais aussi se voit son coton évacué rapidement et bénéficie d’un traitement diligent au niveau du paiement a expliqué Palenfo Mamadou, Chef de la Région Cotonnière de Dédougou. Pour ce faire, le gouverneur a tenu a marqué un arrêt pour encourager ces braves femmes pour avoir donné l’exemple de la récolte précoce, mais aussi pour leur témoigner toute sa reconnaissance.

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