VIOLENTES MANIFESTATIONS A TOECE: 31 personnes aux arrêts !

Suite aux violentes manifestations qui ont succédé la désignation du chef de Toécé, commune rurale située dans la province du Bazèga, le 15 mai dernier, des équipes de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) déployées sur les lieux ont procédé à l’arrestation de 31 manifestants. Ces personnes ont été présentées à la presse samedi 19 mai 2012, lors d’une conférence de presse organisée au groupement des compagnies républicaines de sécurité, à, Ouagadougou.

Ce sont au total 31 personnes qui ont été mises aux arrêts pour leur implication dans les violentes manifestations ayant fait suite à la désignation contestée de Issa Congo par le Mogho Naba, comme chef de la commune rurale de Toécé, au détriment de son frère ainé, Mahama Congo. Cette situation avait occasionné de nombreux dégâts : sept (7) concessions et une boutique vandalisées, notamment.

Comment en est-on arrivé là ?

Pour le directeur régional de la police du Centre-sud, Issa Amed Sawadogo, les partisans du frère ainé, Mahama Congo, en guise de contestation du choix du Mogho Naba ont entrepris des manifestations qui ont “pris la forme d’atteintes graves à l’ordre public, caractérisées par des actes de vandalisme“. Pour empêcher que la situation ne dégénère comme le cas de Guenon, des médiations ont été entreprises, a poursuivi le commissaire Issa Amed Sawadogo, par les autorités locales (maire, préfet, haut-commissaire), chefs coutumiers… lesquelles se seraient soldées par un échec.

Alors que tous s’attendaient à une accalmie, la situation sur place a atteint une certaine ampleur dans la matinée du samedi 19 mai 2012 : “Ce matin, ils ont sorti le tambour de guerre pour mobiliser 28 villages pour terminer le travail qu’ils avaient commencé“, a regretté le directeur régional de la police du Centre-sud.

Aussi, face à cette situation préoccupante, la compagnie républicaine de sécurité  “s’est vue obligée d’intervenir pour rétablir l’ordre“, a relaté Kolo Olivier Sanon, commandant de la CRS. Parties de Ouagadougou, les 3 troupes de la CRS ont interpellé les principaux contestataires, au nombre de 31. Ils ont ensuite été conduits au groupement des CRS, à Ouagadougou, d’où leurs dossiers seront transmis à la justice, a rappelé le commandant Kolo Olivier Sanon.  Il a, par ailleurs, confié qu’une enquête avait été ouverte et qu’elle suivait son cours.

Les objets saisis

Au cours de son intervention qui aura conduit à l’interpellation de 31 manifestants, la CRS a saisi un certain nombre de matériels appartenant aux manifestants, des machettes et autre armes blanches, des dabas, un tambour de guerre, entre autres.

Heureusement et selon les propos du commandant Kolo Olivier Sanon et le commissaire Issa Amed Sawadogo, aucun blessé n’a été enregistré pendant l’intervention de la CRS. Le seul cas malheureux serait intervenu peu avant et ce dernier aurait été évacué, selon le commandant de la CRS à Ouagadougou pour recevoir des soins : “Nous sommes intervenus en situation de légitime défense, avec professionnalisme. Les moyens utilisés ont été bien dosés.

La situation actuelle

A ce propos, le directeur régional de police de la région du Centre-sud, Issa Amed Sawadogo, a laissé entendre que le calme était revenu à Toécé. Néanmoins, il a fait savoir qu’étant donné qu’il s’agit d’une situation de foule “on ne peut pas savoir ce qui peut arriver“. Il a néanmoins appelé toutes les populations de Toécé et du Centre-sud au calme et à la retenue afin de préserver la paix qui leur est chère.

Au moment où nous tracions ces lignes, il régnait, selon nos sources sur places, une accalmie dans la commune rurale de Toécé.

Par Philippe Bouélé BATIONO

Vues : 143

Commenter

Vous devez être membre de Médias Burkina Faso pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Médias Burkina Faso

© 2019   Créé par CNP-NZ.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation