Vision Express sur… : Ces hommes qui ne cherchent pas mieux ailleurs !

Setou n’avait que 16 ans lorsqu’une de ses parents est venue la chercher dans son village. Elle voulait une fille de ménage qui s’occuperait de sa maison, mais aussi de son enfant. Après les formalités d’usage qui consistaient juste à avoir l’autorisation de son père, Setou foulera pour la première fois le sol Ouagalais. Toujours joviale et d’une beauté naturelle, l’adolescente intégra aisément la famille et devient une des leurs. Setou raconte qu’elle était presque devenue la « maîtresse » de la maison. L’enfant dont elle avait également la garde était plus collé à elle qu’à sa propre mère. La nuit, c’est elle qui restait à son chevet et lui donnait tout l’amour maternel. Cette situation, sa patronne l’aimait bien puisqu’elle lui permettait d’être libre de ses mouvements. Mais cette atmosphère de convivialité, de confiance va rapidement se détériorer. Par qui ? L’époux de la patronne.
Une nuit, ce dernier qui n’a pas cherché mieux ailleurs s’est introduit dans la chambre de leur fille de manège et nounou. Après l’avoir menacée, il abusera d’elle comme bon lui semblait. Une première fois, une deuxième fois, puis encore et encore. Jusqu’à ce que Madame s’en rende compte. Au lieu de venir au secours de la bonne, madame soutiendra plutôt son mari. « Elle m’a frappée comme une ânesse. Elle m’a accusée d’avoir séduit son mari, qui n’a pas pu résister à ma beauté et à mon physique », raconte-t-elle. C’est ainsi qu’elle sera expulsée de la famille et renvoyée comme une trainée dans son village. Avec les mains vides.
Le cas de Setou est un exemple parmi tant d’autres. En effet, les aides ménagères appelée vulgairement « domestiques » ou « bonnes » comme « bonnes à tout faire » ou encore « 52 », en plus d’être maltraitées par leurs patronnes subissent des abus sexuels des époux ou des enfants des ménages qui les emploient. Ces hommes qui ne cherchent pas mieux ailleurs préférant user de leur « droit » de « brouter » là où ils croient qu’ « ils sont attachés » arborent outrageusement des comportements bestialisant, sont, à tout point de vue punissables. Il y a certes des brebis galeuses parmi ces « bonnes à tout faire » dont certaines s’attachent la mission de remplacer la patronne en détruisant le foyer qu’elles sont venues trouver. Mais, faut-il tout de même reconnaître que la plupart ne cherchent qu’une meilleure condition de vie en venant en ville pour travailler.
Victimes de viols et de toutes sortes d’abus sexuels (…), celles qui tombent enceinte se retrouvent seules à gérer les frasques d’un homme incontrôlé. Ainsi commence une vie de débauche telle que la prostitution dans le seul espoir de nourrir la progéniture, pendant que l’ « enceinteur » continue de faire d’autres victimes, paisiblement. Il convient à notre avis de bannir ces hommes qui ne cherchent pas mieux ailleurs en se rabattant sur des gamines vulnérables. Rendez la vie moins difficile à vos « domestiques ».
Bassératou KINDO

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