Vision Express sur : La difficulté à s’occuper de l’enfant d’une autre femme

L’enfant est un don de Dieu, dit-on. En cela, il n’est pas donné à tout le monde d’en avoir car le Seigneur n’exauce pas toujours ce vœu. Ainsi, certaines en ont et peut-être même suffisamment alors que d’autres sont prêtes à donner de l’or pour en avoir. Dans la société africaine, on voit alors des familles confier leurs enfants à des couples ou autres familles soit pour suivre ou poursuivre des études ou encore pour d’autres raisons. C’est là que la question de s’occuper de l’enfant d’autrui se pose. Difficile question et souvent même regrettable parce que nombreux sont les enfants d’autrui qui souffrent dans leur famille d’accueil. Privation de nourriture, d’habits, de loisirs et même de droits sont leur vécu quotidien.

Telle cette femme qui n’a pas hésité à raconter à ses camarades sur le chemin du marché qu’elle a voulu tuer le cousin de son époux qui séjournait chez elle pour des études. « J’ai pris un couteau et j’ai voulu l’égorger pendant son sommeil. Mais je me suis résignée parce que je ne voulais pas perdre mon foyer », avait-elle confessé. Quand vient l’heure d’aller à la table, elle prépare avec amour le plat de son chéri. Celui du cousin est alors mélangé à de l’eau avant d’être servi sans le moindre morceau de viande. Qu’est-ce qu’il y a de si difficile à s’occuper de l’enfant ? Il n’est pas rare d’entendre certaines femmes dire qu’elles ne souhaitent pas vivre avec un « homme à enfant ». Dur donc d’entretenir l’enfant d’une autre femme parce que selon elles, cet enfant peut être la source d’une mésentente, voire d’un divorce. D’autres raisons ; cet enfant, une fois qu’il aura réussi, serait un champion des ingrats vous remboursant en monnaie de singe. Il est donc accusé à tort ou à raison et pire étiquetté de tous les noms d’oiseaux. Surtout quand il s’agit d’un enfant illégitime. Une des situations qui amènent alors l’enfant à élire domicile dans la rue. Qu’à cela ne tienne, l’enfant appartient à tout le monde et il n’y a pas de raison de ne pas vouloir s’occuper de lui comme son propre sang.

Des femmes le font bien au point même de douter si l’enfant n’est pas de leur chair.  Des familles également le font et qui fréquemment font primer les intérêts de l’enfant d’autrui à cause de leurs enfants. En effet, des enfants auront vécu et jusqu’au dernier souffle de leur vie sans jamais savoir qu’ils n’étaient pas dans la famille de leurs parents géniteurs.

Il est donc temps que les femmes (puisque le nœud du problème est à leur niveau) intériorisent les valeurs morales, et sèment l’amour dans les cœurs. Elles doivent donc estimer et ce, de manière positive, l’enfant d’autrui. C’est en cela qu’on pourrait réduire le nombre d’enfants de rue pour le meilleur des mondes possibles.

Bassératou KINDO

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