CADRE DE CONCERTATION PROVINCIAL DES BALELa gestion durable des terres comme plat de résistance La deuxième session ordinaire de l’année 2012 du Cadre de concertation provincial (CCP) des Balé a réun…

CADRE DE CONCERTATION PROVINCIAL DES BALE
La gestion durable des terres comme plat de résistance

La deuxième session ordinaire de l’année 2012 du Cadre de concertation provincial (CCP) des Balé a réuni, le 26 novembre 2012, ses membres statutaires dans la salle de réunion du haut-commissariat de Boromo. Pour cette ultime rencontre de l’année, les participants ont planché sur la gestion durable des terres.
« L’année 2012 est la plus mauvaise pour nous dans l’expansion des cadres de concertation. N’eût été l’appui financier du Sous-programme du partenariat pour la gestion durable des terres (CPP) de la Boucle du Mouhoun, la province des Balé, faute de moyens, se serait contentée d’une seule session cette année. » Ces propos d’Henriette Lydie Diallo née Aouba, haut-commissaire des Balé, sont la preuve que le manque de financement constitue une entrave à l’exécution efficiente des programmes d’activités du Cadre de concertation provincial (CCP). Puis, en signe de dépit, elle lâche : « C’est vraiment dommage ! » Convaincu que le CCP est un cadre privilégié d’échanges et de partages, Mme le haut- commissaire a plaidé pour que l’Etat burkinabè intègre et finance les cadres de concertation régionaux et provinciaux pour, dit-elle, « assurer leur régularité et leur pérennité ». C’est pourquoi, elle a remercié le CPP de la Boucle du Mouhoun qui, à l’en croire, matérialise son engagement pris en 2011, en réponse aux recommandations des participants qui avaient souhaité que le sous- programme appuie les CCP. Une opportunité que le CPP met à profit pour vulgariser des messages de gestion durable des terres. A Boromo, les participants issus des services techniques déconcentrés, décentralisés et des organisations de la société civile se sont familiarisés au CPP. Dans sa communication, Mamoudou Yoda, coordonnateur du CPP de la Boucle du Mouhoun a relevé tous les enjeux dudit sous-programme. Selon Emile Yaméogo, préfet du département de Siby, si la mise en œuvre est bien suivie, le CPP va permettre une meilleure gestion du patrimoine environnemental. C’est pourquoi il en appelle à une franche coopération et à un accompagnement sincère de toutes les couches de la population dans la lutte contre la dégradation des terres.
Combattre la dégradation des terres
Et Moussa Bakouan, directeur provincial de l’Action sociale des Balé, de renchérir : « Quand on sait que de plus en plus la pression humaine est forte sur l’environnement, il est nécessaire que des mesures soient prises de sorte à ce que chacun puisse en prendre conscience afin de perpétuer la durabilité de l’environnement et léguer quelque chose de positif à l’avenir, c’est-à-dire la jeune génération qui arrive ». Les échanges qui se sont déroulés de façon interactive ont fait dire à M. Yoda que la gestion durable des terres est une œuvre de longue haleine. Répondant à l’inquiétude de la coordonnatrice provinciale des femmes sur une probable exclusion de la gent féminine dans cette gestion durable des terres, le coordonnateur a rassuré que la dimension-genre a été intégrée dans la mise en œuvre du CPP. Pour lui, le but de sa structure est de combattre la dégradation des terres et la pauvreté au Burkina Faso à travers un aménagement durable, décentralisé et équitable des ressources rurales. Toujours selon lui, le CPP de la Boucle du Mouhoun qui a été lancé en 2011, a une durée de mise en œuvre de 15 ans en trois phases successives de cinq ans chacune. Avec comme partenaires financiers le FEM, le PNUD et l’Etat burkinabè, le CPP de la Boucle du Mouhoun se fixe pour objectif d’améliorer de manière durable la productivité des ressources rurales par l’utilisation d’une approche intégrée et holistique en vue de permettre au Burkina Faso d’atteindre ses Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) relatifs à l’inversion de la tendance actuelle à la déperdition de ses ressources environnementales. A la suite des échanges sur la problématique de la gestion durable des terres, les participants ont eu droit à une brève communication sur le mois de la solidarité. Le directeur provincial de l’Action sociale et de la solidarité nationale des Balé, Moussa Bakouan, a saisi l’occasion pour rappeler les vertus de la solidarité et invité les uns et les autres à faire parler leur cœur en faveur des couches les plus démunies.

Serge COULIBALY

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