Sini Pierre Sanou, ambassadeur du Burkina Faso au Ghana : « Plusieurs générations de Burkinabè vivent au Ghana »

L’ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, avec compétence au Togo et au Bénin, Sini Pierre Sanou, en poste depuis 2004, a accordé une interview à Sidwaya, à Accra. Il a été question, entre autres, des conditions de séjour des ressortissants burkinabè vivant au Ghana, des difficultés qu’ils rencontrent et de leurs relations avec la représentation diplomatique. La stabilité politique et institutionnelle du pays du Dr Kwame N’krumah a été également évoquée.

Sidwaya (S.) : Qu’est-ce qui a milité en faveur de l’ouverture d’une ambassade du Burkina Faso au Ghana aux lendemains des indépendances ?

Sini Pierre Sanou (S. P. S.) : L’ambassade du Burkina Faso au Ghana a été ouverte en mars 1961 et fut dirigée jusqu’en 1963 par Son Excellence Monsieur John Boureima Kaboré, en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. Le Burkina Faso et le Ghana ont des liens historiques indéniables. De plus, nous partageons le même espace géographique. Nos populations ont toujours vécu ensemble comme des frères et sœurs. Il était donc naturel que les deux pays renforcent leurs relations à travers l’ouverture réciproque de représentation diplomatique. Onze (11) chefs de missions se sont succédé à la tête de l’ambassade. J’occupe donc le 11e rang. et mes prédécesseurs ont été leurs Excellences : MM. John Boureima Kaboré (1961-1963) ; Aïsse Mensah (1964-1966) ; Victor G. Kaboré, (1969-1972) ; Paul T. Rouamba (1972-1979), Jean Baptiste Ilboudo (1979-1980) ; Jean Paul Bamogho (1981-1983) ; Maïmouna Ouattara (1985-1988) ; Emile Gouba (1988-1989) ; Jérôme Somé (1993-1994) Oubikiri Marc Yao (1995-2002).

S. : Combien de kilomètres de frontières partagent le Burkina Faso et le Ghana ?

S. P. S. : Nos deux pays partagent à peu près 549 kilomètres de frontières qui s’étendent sur quatre provinces et sept villes. Il s’agit de Youga, Bittou et de Baku dans le Boulgou, de Hamélé dans la Bougouriba, de Dakola et de Guelwongo dans le Nahouri, enfin de Ouessa dans la Sissili. Entre les populations ghanéennes et burkinabè, la symbiose et l’harmonie ont toujours guidé leurs relations d’autant plus que ces populations partagent très souvent les mêmes langues, les mêmes cultures, les mêmes familles. Les forces de sécurité ghanéennes et burkinabè, notamment la police, mènent régulièrement le long de ces villes frontalières, des patrouilles mixtes, ceci dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et les trafics de tous genres dont celui de la drogue.


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