« On gagne plus qu’un fonctionnaire ! »

L’activité est essentielle à la vie de tous les jours, surtout dans les grands centres urbains. Quelques personnes réussissent toujours à s’aménager un petit potager à la maison, mais la production qui en découle est bien en deçà des besoins. C’est la brèche qui a permis la constitution de ce qui peut bien être qualifié de filière de vente de légumes, au regard du niveau d’organisation de ses acteurs.

Dans cet univers, du producteur, au revendeur en passant par le grossiste, chacun a son rôle et un temps bien spécifique pour intervenir.

Il faut faire le détour des marchés et « yaars » pour tenter de percer le secret du commerce de légumes, auprès de ceux, et surtout, de celles qui l’exercent. En effet, c’est un travail qui recrute essentiellement parmi les femmes.

Zoom sur les grossistes. Elles ont une sorte d’accord tacite qui fait que chacune a des destinations précises pour son approvisionnement. Dès 5 heures du matin, et souvent même, bien avant, elles sont dans les différentes gares pour emprunter l’un des camions de transports en commun. Un exercice qu’elles répètent trois ou quatre fois dans la semaine, à la recherche du marché où elles pourront s’acheter, au moindre prix, le maximum de légumes.

Le voyage se fait à bord de véhicule pas toujours aménagés pour déplacer dans de bonnes conditions des humains, mais cet aspect ne préoccupe pas visiblement les braves dames. Après plusieurs kilomètres passés à être secouées sur des routes dont on n’en retiendra que le mauvais état, elles arrivent au village.ethnie-bfblog4ever.com

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